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La maladie, le mal à dire

Mon parcours dans la voie de « vivre en conscience » a commencé il y a quelques années.

 En 1999, un diagnostique est tombé comme un couperet dans mon existence, cancer du sein. Un cancer du sein avec des complications qui m’ont amené un soir dans une chambre d’hôpital, à sentir que le peu d’énergie de vie qui me restait s’en allait tout doucement. J’avais touché le fond, cependant j’avais également l’intime conviction que je pouvais encore avoir le choix. De toute mon âme, de tout mon cœur, j’ai alors réclamé une deuxième chance. J’avais le sentiment que j’avais passée ma vie à côté de l’essentiel et je voulais vivre pour comprendre.

 

La rencontre avec la maladie m'a ainsi offert la possibilité de m’interroger sur la vie, sur le sens qu’elle avait pour moi et surtout à m’interroger sur moi-même. Je voulais comprendre pourquoi j’étais tombé malade et s’il y avait des solutions pour m’en sortir même si les médecins me disaient le contraire. 

 

Aujourd’hui je comprends que la mal-a-die est ce « mal à se dire » qui a une porte de sortie dans le corps physique. Le corps physique qui en dernier recours prend le relai pour exprimer ce que l’esprit ne coordonne plus car il est emprisonné, étouffé dans un tourbillon de préoccupations et d’émotions déséquilibrées.

 

Constatant que les traitements que me proposait la médecine ne guérissaient que mon physique alors que d’autres dimensions (psychologique, émotionnelle, affective, spirituelle, énergétique) de mon être avaient également besoin d’être soignées et guéries, je me suis tournée en premier lieu vers des séances de psychothérapie. Une première prise de conscience m’a aidée à exprimer oralement ma souffrance. Ce n’était cependant pas suffisant.

 

Je me suis alors laissé guider vers la sophrologie. La sophrologie m’a apporté un contact plus direct avec moi-même, avec mes ressentis. Je m’accordais durant ces séances un temps d’arrêt pour m’écouter respirer, pour sentir la vie en moi. C’était à chaque fois comme un miracle. Petit à petit, la sophrologie m’a accompagné sur le chemin de l’apaisement.

 

D’autres méthodes thérapeutiques comme l’écriture, la peinture m’ont fait redécouvrir la spontanéité, les émotions, les couleurs. Quelques fois ma plume ou mon pinceau glissaient avec violence, quelque fois avec souffrance, d’autres fois encore avec joie mais qu’importe j’accueillais et acceptais chaque expression jusqu’au bout. Un travail de libération et de réconciliation s’était mis en route. Je me reconstruisais, je me relevais.

 

Je découvrais enfin l’essentiel,  « moi-même ». Je me découvrais avec ma richesse et aussi avec mes limites et pour la première fois, j’acceptais et j’aimais celle que j’étais. Je n’avais surtout plus peur de m’écouter pour oser être « moi ». Ainsi, je me suis rendue dans un Centre Bouddhiste. Un Centre devant lequel, je passais chaque jour avant la maladie pour aller travailler mais dont je n’avais jamais franchi la porte alors que j’en avais très envie. J’ai pu là-bas abreuver la dimension spirituelle de mon Être.

 

J’ai également « osé » quitté un emploi qui ne m’apportait plus de satisfaction et j’ai continué ma route.

 

La médecine chinoise, le shiatsu, la constellation familiale, la kinésiologie et le reiki ont été autant de moyens et d’outils sur mon chemin de guérison. Ils ont apporté des réponses à mes questions ou m’ont poussé à aller chercher encore et encore plus loin, au plus profond de moi. J’ai surtout compris qu’une des grandes causes de la maladie est un grand manque d’amour pour soi mais chacun de nous a besoin de marcher sur son propre chemin pour le comprendre.

 

Aujourd’hui, je vois, j’entends, je sens, j’enlace, je ressens, je me coule dans le tempo de la vie et tout m’est occasion pour la célébrer. Elle est là autour de nous vibrante et belle dans ses diverses expressions.

 

Aujourd’hui je pratique et j’enseigne le Reiki, je propose des initiations et des soins énergétiques car le plus beau remerciement que je puisse adresser à la vie est de faire en sorte que d’autres prennent conscience qu’elle « juste là » et coule en chacun.